L’Histoire du Guerisson

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A l’origine, une branche de bois flotté était là, posée sur l’herbe sèche des berges inondables de l’île aux Grues au milieu du fleuve Saint Laurent au Québec. Elle semblait m’attendre, déposée par une marée lointaine et révélée par un magnifique arc-en-ciel.

En révélant la lyre dans la branche, au temps de l’hiver, tandis que la neige recouvrait l’île, j’ai réalisé une sculpture sonore, avec des cordes en fil de fer, des clefs d’accordage en érable et les cailloux récoltés à l’automne comme résonateurs.

La veille de mon départ, au crépuscule, posée sur le fleuve gelé comme caisse de résonance, j’ai pincé ses cordes de fil de fer pour célébrer les sons de sa naissance. Portés par le fleuve gelé, ils ont résonné dans la nuit.

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De retour en France, le temps l’a équipé de cordes de violoncelle et d’un archet glané chez un luthier. Une caisse de résonance en carton encollé et vernis a remplacé le fleuve gelé impossible à déplacer.

La sculpture sonore est devenu instrument de musique, réveillant ma voix en écho.

Lors d’un concert dans le cadre des « salons de musique » du conservatoire de Nanterre, je joue du Guerisson, accompagnée par la pianiste Martine Vialatte à l’Ondioline, – instrument électronique inventé par mon père dans les années 40, pour un duo émouvant sur les ondes du temps.

En s’inspirant de mon projet, un deuxième concert en 2014  propose de faire le tour du monde en sons sur le 47ème Parallèle.

S’ensuit une performance sous une yourte nantaise, puis Kerrascouët près de Vannes avec un premier enregistrement dans la nature  gravé sur CD – Razh-Koad-Yourte – la maison des écureuils –

Avec l’aide de Pero, luthier à Rostrenen en Bretagne, la sculpture lyre retrouve le son et la résonance du fleuve gelé, grâce à sa table d’harmonie en épicéa et érable. Le Guerisson Voyageur est prêt à parcourir le monde….

GVcascade

 

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